dans les bois
non loin de la Bergerie
des chênes verts
silencieux
troncs submergés
attendent sans bouger que les eaux se retirent
même en bottes un humain ne risquerait pas un pied dans ces fonds vaseux
les plantes de bord de route manifestent sur la chaussée
ombres allongées sur l’asphalte
dans de sales draps
brouillée par un brouhaha saumâtre
la lune se raccorde à son bleu de loup
corolles ployées sous la pesanteur du ciel
les jonquilles s’épanchent auprès de l’herbe mouillée
grand rire vert sur la côte
les macerons bouillonnent d’allégresse
pétulance juvénile sous le ciel fatigué
Monik Malissard
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Merci Monik pour cette poésie printanière