Poèmes printaniers

dans les bois


non loin de la Bergerie


des chênes verts


silencieux


troncs submergés


attendent sans bouger que les eaux se retirent


même en bottes un humain ne risquerait pas un pied dans ces fonds vaseux

les plantes de bord de route manifestent sur la chaussée

ombres allongées sur l’asphalte

dans de sales draps

brouillée par un brouhaha saumâtre

la lune se raccorde à son bleu de loup

corolles ployées sous la pesanteur du ciel

les jonquilles s’épanchent auprès de l’herbe mouillée

grand rire vert sur la côte

les macerons bouillonnent d’allégresse

pétulance juvénile sous le ciel fatigué

Monik Malissard

Views: 48

5 2 votes
Évaluation de l'article
1 Commentaire
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Roussey
02/05/2026 9:48 pm

Merci Monik pour cette poésie printanière

Prénom
Pascale