Poèmes d’été

le jour à peine levé hier

en ouvrant la fenêtre du jardin

je suis entrée dans la boîte à musique aux oiseaux

même la mer s’est tue pendant le concert

le ciel arrache à la mer des gerbes d’éclairs

le vent extirpe à la terre des rumeurs de poussière

une foule rouille de silhouettes effilées

sur le duvet d’herbe paille de la fosse des Broches

figées, muettes, dans un passé que le soleil a tari

dressées, sereines, vers le ciel

du petit bois de mimosas

une trouée vers le champ d’en bas

la danse de papillons dans une vapeur de chardons

flottille de pétales blancs à l’aube du vent

Monik Malissard

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