Danse avec les fées

© Sylvie Talman

Près de trente portraits de femmes qui confient leur vie insulaire en faisant la ronde autour d’un récif luxuriant : le stand de l’île d’Yeu pour les Insulaires 2026 conviait à une immersion tout à la fois concrète et magique dans l’intimité islaise.

Elles sont 26 à avoir exposé leur visage à l’objectif de Florence Guiton. Derrière le choix du noir-et-blanc, on sentait la volonté d’avoir un rapport plus direct, plus frontal, sans biais, à la réalité. À leurs portraits s’attachaient leurs paroles. Quelques mots simples, sans artifice, qui racontaient, chacune à sa façon selon son âge et sa condition, la vie d’une femme à l’île d’Yeu. Des mots qui disaient la joie, l’émerveillement, la liberté, l’attachement, la débrouillardise, l’authenticité… Ainsi que la rudesse, les contraintes, les difficultés, la solitude… La réconfortante solidarité aussi.

© Monik Malissard

Cette farandole aux regards lumineux tournait autour d’un totem — un îlot, un récif aux couleurs exubérantes, regorgeant de vie sous-marine, un charivari où tourbillonnaient poissons, algues, anémones de mer, coquillages, oursins, poulpes, morgates… Une explosion de joie sauvage sous les ombrelles couleur de lune de méduses évanescentes en suspension dans l’air et sous les poissons hameçonnés en oriflammes comme autant d’incantations tendues vers le ciel.

© Sylvie Talman

Devant cette représentation totémique renouant avec les pratiques culturelles des peuples premiers, le mot de tribu venait à l’esprit. Une tribu de femmes ancrée sur son rocher, protégée par son rocher, et elle-même protectrice de la vie sur son rocher et de la vie de son rocher… Femme, ça commence par F, comme fée. « Être insulaire, c’est porter mon territoire dans mon cœur, où que je sois » confiait Clothilde André. Ce qui est le propre des peuples autochtones.

« Inspirée par les témoignages que nous avons recueillis, cette œuvre exprime notre sororité, notre solidité, tout en incarnant la douceur de nos âmes bercées par l’océan » expliquaient les sept femmes qui ont créé le stand de l’île d’Yeu pour le festival des Insulaires. Festival, ça commence par F aussi.

Conçu comme « symbole de la force et de la solidité des femmes insulaires, et récif protecteur à l’image du lien indestructible qui unit les peuples des îles », le totem a été entièrement créé avec des matières de récupération – sur une île, on apprend à faire avec ce qu’on a sous la main. Et les sept femmes qui ont créé le stand de l’île d’Yeu pour les Insulaires 2026 étaient soucieuses d’épargner les ressources de la terre mère.

© Florence Guiton

Elles étaient sept à unir leur imagination, leur cœur et leurs talents pour créer le stand de l’île d’Yeu aux Insulaires 2026 : Sophie, Julie, Suzanne, Morgane, Roxane, Valérie et Florence.

Monik Malissard

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Joly
22/09/2026 2:50 pm

Bravo les filles, vous m’avez fait pleurer. Une amoureuse de l’île qui regrette de ne pas y aller plus souvent… vous êtes rayonnantes.🫶🫶

Prénom
Bernadette
Toutan
30/09/2026 11:22 pm

Trop bien ! Grand Bravo !

Prénom
daniel