Ancrée sur l’île d’Yeu, Édition Islaise poursuit son aventure littéraire avec la sortie de trois nouveaux romans au printemps 2026. Trois récits, trois univers, mais une même toile de fond. L’île, ses imaginaires et ce lien singulier entre terre et mer :
Le Requin ventriloque, de Charles-Alexis Mossa
Dans les années 60, Erwan, jeune pêcheur Islais, embarque pour une campagne de pêche au thon au large de l’Afrique. Ce récit initiatique, inspiré de l’expérience de l’auteur, plonge le lecteur dans le quotidien des marins : rude, solidaire et profondément humain. Porté par une écriture qui rappelle les grands romans d’aventure, le livre rend aussi hommage à toute une génération de pêcheurs Islais partis au large.
Oya, sur les traces de son père, de Arnaud Renou
Du Japon à l’île d’Yeu, ce roman explore le parcours d’un homme en reconstruction après un drame familial. À travers le regard d’Oya, jeune héritier japonais, l’île apparaît sous un jour nouveau : un espace de rupture, de silence, mais aussi de renaissance. Un récit sensible, où se mêlent deuil, mémoire et attachement aux lieux, avec en toile de fond les enjeux bien réels de l’insularité.
Cœur vengeur, la Tigresse, de Thalia Martin
Cap sur le XIVe siècle avec ce roman historique consacré à Jeanne de Belleville. Entre amour, guerre et vengeance, l’auteure redonne vie à cette figure féminine puissante, liée à l’île d’Yeu. Dans un style vivant et accessible, le récit fait revivre le vieux château et inscrit cette histoire dans une modernité inattendue.
Une île qui s’écrit elle-même
Depuis deux ans, la maison d’édition s’attache à faire émerger et partager des récits inspirés par l’île. Romans, ouvrages historiques ou artistiques. Neuf livres ont déjà vu le jour, tous traversés par une même envie, celle de raconter l’île d’Yeu : « Avec un premier recul de deux ans de publications, il est surprenant d’observer que les auteurs, tout en s’exprimant dans des registres très différents et à des époques parfois très éloignées proposent ou font émerger un imaginaire collectif commun. On retrouve dans presque chacune des publications des allusions au bonheur de vivre sur l’île, à l’insularité source de refuge et d’apaisement, des références historiques et des évocations des traversées parfois mouvementées, Yeu se mérite ! », peut-on lire sur leur communiqué de presse.
Au-delà de ces trois nouvelles parutions, Édition Islaise confirme une dynamique. Celle d’un territoire qui inspire, écrit et partage ses propres récits. Les livres sont disponibles sur l’île et en ligne, et la maison d’édition poursuit déjà son travail avec de nouveaux projets pour l’été 2026. Engagée localement, elle associe aussi son développement à une démarche environnementale concrète : un arbre planté pour 50 kg de livres vendus, avec déjà plusieurs arbres replantés sur l’île.
À travers ces publications, une évidence s’impose : l’île d’Yeu est une matière vivante, une source d’inspiration commune, un personnage à part entière. Et peut-être est-ce là, au fond, la force de cette jeune maison d’édition: permettre à cette voix insulaire, multiple et sensible, de trouver un chemin jusqu’aux lecteurs.
Valentine Lanave
Où se procurer les ouvrages d’Édition Islaise ?
Les livres sont disponibles en ligne sur la boutique officielle, avec livraison sans frais sur l’île d’Yeu.
Ils sont également proposés chez plusieurs points de vente locaux : La Maison de la Presse, La Maison d’Oya, la Fabrique, Chez les Enfants, le Musée de la Pêche, ainsi qu’à Saint-Sauveur, à l’Abri des Coups de mers. À partir d’avril 2026, ils seront aussi disponibles à Challans, à l’espace Desprets.
Views: 242


