Questions aux candidat(e)s: les enjeux


Interview des candidat(e)s aux élections municipales de l’île d’Yeu

Question 16 : Quand les moyens manquent, quels publics ou quels enjeux doivent être prioritaires ?

Laure Barault (Nous Vous l’île) : Il faut protéger nos anciens. Des places d’Ehpad ont été fermées. Un service d’aide à domicile qui fonctionne n’a pas encore été mis en place. Il y a urgence. Je me battrai au maximum pour maintenir les habitants dans leur cadre de vie, en déployant rapidement les moyens nécessaires à leur maintien sur l’île.


Patrice Bernard (M’YEU Ensemble) : Cela doit être la santé. Il faudra renforcer le service d’aide à domicile et relancer le dossier de l’Ehpad des Chênes Verts, avec notamment une unité Alzheimer. La petite enfance restera aussi un enjeu important, avec le projet de crèche et de MAM à proximité, pour un montant approximatif de 2 millions d’euros, hors terrain.


Carole Charuau (Une île en commun) : Le social, ça passe par le logement. Le bien vieillir, le bien grandir, la santé.


Question 17 : Comment concilier attractivité de l’île et maintien des équilibres sociaux, notamment pour les actifs à l’année ?

Laure Barault (Nous Vous l’île) : Nous devons poursuivre les efforts du secteur touristique en vue d’allonger cette période tout au long de l’année. Développer l’économie circulaire et favoriser l’accès au logement, afin de pérenniser les emplois sur l’île. Favoriser la mise en place de formations qualifiantes sur l’île, qui répondent à ses besoins spécifiques. Nous manquons surtout sur l’île de services d’aide à la personne, aussi bien pour les personnes âgées alors que la population vieillit, que pour les gardes d’enfants, ces besoins vont devenir urgents.


Carole Charuau (Une île en commun) : Notre île est belle, c’est immuable. Les Islais ont tendance à être dans l’attente, sans faire de promotion car ils savent que les touristes afflueront, quoi qu’il arrive. L’île vit grâce aux visiteurs d’un jour certes, mais aussi grâce aux résidents secondaires, ce sont eux qui nous font vivre. Il ne faut surtout pas éliminer les meublés de tourisme.


Patrice Bernard (M’YEU Ensemble) : Le tissu associatif est une grande richesse pour l’île. Nous voulons ouvrir davantage les commissions municipales et créer des instances de concertation de quartier. L’objectif est d’associer les habitants et les associations aux décisions, et de sortir des tensions et du manque de dialogue que l’on connaît ces dernières années. Nous n’avons jamais eu autant d’associations de colère depuis quelque temps.


Question 18 : Qu’est ce qui, selon vous, ne changera pas, malgré votre élection ?

Carole Charuau (Une île en commun) : Certes, parfois, on subit, mais c’est partout pareil. Tous les maires subissent le diktat de cet enchevêtrement de lois, ça ne va pas disparaître du jour au lendemain. Les lois surprotègent. C’est bien d’avoir des espaces naturels sensibles, c’est bien d’être site classé, c’est bien d’être site inscrit, Natura 2000, loi Littoral, Natura 2000 Terre, Natura 2000 Mer, mais quand on ne peut même pas mettre un panneau de signalisation en bois à côté du Vieux château, c’est trop. C’est quand même spécifique à l’île d’Yeu, les autres îles du Ponant ne sont pas forcément autant cadrées. Heureusement que l’on a su la protéger, mais nous arrivons à un stade où ça devient particulièrement contraignant. On a par exemple un centre Michelin qui ne peut pas voir le jour à cause de toutes ces réglementations.


Patrice Bernard (M’YEU Ensemble) : Il ne faut pas croire que nous mettrons 100 agents à la porte. Nous allons travailler avec les 250 agents présents au sein de la collectivité. L’objectif est d’améliorer le dialogue et l’organisation pour mieux répondre aux attentes de la population. Ils seront acteurs et spectateurs des réalisations sur le terrain.


Laure Barault (Nous Vous l’île) : On ne va pas tout révolutionner. On va garder ce qui fonctionne bien. On ne pourra malheureusement pas revenir sur des projets en cours, comme la fermeture de Calypso en tant qu’Ehpad. L’insularité restera une contrainte, indépendamment de notre bonne volonté, quel que soit le ou la candidat(e) élu(e). Nous n’avons pas la maîtrise des dotations, et sommes dépendants des subventions qui nous sont accordées.

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1 Commentaire
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Dupont
21/02/2026 8:34 pm

Donc si j’ai bien compris l’île vit grâce aux visiteurs d’un jour, les résidents secondaires « ce sont eux qui nous font vivre » les islais eux ils sont passifs et attendent….
C’est un discours bien triste….
2 millions d’euros un projet crèche et MAM ? Avec quel financement ?

Prénom
Moïsette