La recette de Laure Barault : « Aller de l’avant et être optimiste »

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Ce questionnaire iodé dévoile des aspects croustillants de personnalités. En effet, la cuisine est un langage universel qui révèle identités et valeurs. Elle raconte des histoires et tisse des liens. Nous avons donc souhaité proposer aux candidats des Municipales d’ouvrir le « buffet ». Sur les trois, seule Laure Barault a accepté de se prêter au jeu, les deux autres candidats préférant décliner l’invitation. Voilà donc de quoi nous mettre en appétit !

Quel est votre premier souvenir marquant lié à la cuisine ?

Il y a environ trente ans, alors que j’attendais mon premier enfant, j’ai mangé des huîtres au repas de Noël, mais j’ai été très malade. Depuis, je n’en mange plus mais, chaque année, je dois résister à la tentation, car j’adore ça.

Quelle tendance / approche culinaire vous enthousiasme le plus ?

La cuisine traditionnelle, mais j’aime bien aussi découvrir de nouvelles saveurs.

Le grain de sel révèle, sinon sublime, les plats du quotidien. Et vous, quel est votre ingrédient incontournable ?

Je suis fan d’ail, que j’ajoute facilement dans tous les plats, avec du persil.

Qu’est-ce qui donne le plus de saveur à vos activités ?

Ce que j’entreprends, je le fais toujours avec envie, parfois avec passion, quand j’y trouve du sens. Et quelle satisfaction de réussir, même dans l’effort !

Vous avez entamé le repas sans attendre les autres convives : de quoi en faire tout un plat ?

En effet, avec mon équipe, nous avons commencé à travailler il y a plus d’un an. Construire un menu familial (ou un programme), ne s’improvise pas. Il faut pouvoir discuter et s’organiser en amont, pour être en mesure d’agir vite et efficacement le moment venu.

Vous avez plusieurs avancées à votre actif. Votre recette pour y parvenir ?

Toujours aller de l’avant et être optimiste.

Quelle mesure concrète souhaiteriez-vous mettre en place pour favoriser l’accès à une alimentation saine et de qualité sur l’île ?

Consommer le plus possible local, dans les cantines, aux EHPAD ; continuer de travailler avec nos producteurs, nos restaurateurs.

Comment intégrez-vous les principes du développement durable dans votre cuisine ?

Je soutiens les commerces de proximité ; j’utilise les produits locaux, de saison, le plus possible, je préfère la qualité à la quantité ; j’évite le gaspillage alimentaire ; je composte les déchets et trie les emballages ; à Noël, j’ai même offert un composteur à ma fille et une pince à déchets à mon petit fils.

Être maire de l’île d’Yeu, est-ce de la tambouille, de la haute gastronomie, de la cuisine facile ?

Comme chaque jour, c’est d’abord anticiper le menu pour savoir quand et où aller faire les courses, ensuite préparer le repas dans les temps et avec amour pour, enfin, le partager.

Selon vous, comment donner goût à la chose publique ?

Communiquer, informer ; encourager, faire participer, impliquer (notamment les jeunes) et faire confiance, donner envie par la convivialité ; être sincère et transparent.

Si vous pouviez dîner avec une personnalité, qui serait-ce et pourquoi ?

Simone Veil, car cette grande dame m’inspire. Je me suis intéressée à sa vie, son histoire, ses combats. J’aurai aimé la rencontrer et l’écouter.

Quel menu (politique) proposez-vous pour l’île d’Yeu ?

Nous Vous l’île : une politique transversale, basée sur la concertation et le dialogue, en traitant les sujets par ordre de priorité, sur des diagnostics précis, avec une gestion responsable des finances.

Justement, en guise d’amuse-bouche, quel dossier prioritaire va vous occuper dès les premiers mois de votre éventuel mandat ?

Le dossier de l’EHPAD et l’application de la loi Le Meur.

Si les municipales sont un hors-d’œuvre, comment vivez-vous ce moment ?

C’est intense, dynamique, engageant. Même si c’est loin d’être reposant, la force du collectif rassure, donne de l’énergie.

Quel est votre plat de résistance (liée à l’action publique) favori ?

Plusieurs dossiers me tiennent à cœur, comme le logement et les anciens, des sujets qui mobilisent des forces. Mais puisqu’il ne faut en choisir qu’un, je dirais la jeunesse, car il faut leur assurer un avenir sur l’île.

Poire ou fromage ?

Fromage.

Que vous inspire donc cette citation : « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ? » (Charles De Gaulle) ?

C’est possible. Gouverner, c’est décider, mais avec une équipe. Je crois en la richesse du collectif, dans toute sa diversité (de personnalité, de sensibilité, d’idées) et en l’art du compromis.

Une douceur, pour terminer ?

J’aime aller à la pêche à pied en famille. Mon père m’y emmenait, quand j’étais petite. Il m’a transmis sa passion et le goût des coquillages.

Propos recueillis par Sarah Meneghello

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Roussey
10/03/2026 10:59 am

De quoi vous donner l’eau à la bouche !
Très appétissant ce menu et la cuisinière parfaite pour ce nouvel établissement…

Prénom
Pascale