On achève bien les chênes

© Manon de Soos

Un projet d’élimination des chênes verts de la côte noroît de l’île d’Yeu a été décidé par la municipalité, dont l’objectif premier est de restaurer la diversité écologique. À l’heure du changement climatique, cette opération conforme aux orientations du réseau Natura 2000 soulève des interrogations.

Interrogé lors d’un point presse, le 16 septembre 2026, sur ce qui motive le projet d’élimination des chênes verts sur la côte noroît, Patrice Bernard, maire de l’île d’Yeu, a répondu brièvement qu’il s’agissait de « favoriser la vie de la dune » tout en faisant valoir que « dans les années soixante, il n’y avait pas de chênes verts à cet endroit ».

Un paysage aux galbes marins

De fait, sur la côte entre les Roses et les Broches, qui fait partie d’un site classé et du site Natura 2000 « Côtes rocheuses, dunes, landes et marais de l’île d’Yeu », un peuplement de chênes verts aux douces silhouettes rondes s’est installé. Ramassés sur eux-mêmes, faisant le gros dos sous les assauts du vent, ils forment un paysage de vagues vertes, en écho aux ondulations de l’océan. Ils ont pris pied ici au fil des ans, résistant aux rafales, aux embruns salés et à la sécheresse, sur le sol pauvre de la dune grise — celle la plus proche de la route, dite fixée, à la différence de ses voisines, la dune embryonnaire (haut de plage) et la dune blanche qui sont mobiles. Ils se sont développés parallèlement à la disparition du pâturage sur le littoral et à la régression de la population de lapins, friands de leurs fibres. Ils ont proliféré par rejets ainsi que par semis naturel — avec l’assistance du vent qui dissémine les glands et le concours des rats et petits rongeurs qui oublient les réserves qu’ils ont constituées.

Enfrichement et déprise agricole

« L’expansion des chênes verts sur l’île, de même que celle des pruneliers et des ajoncs, fait suite à la déprise agricole qui a débuté après la première guerre mondiale, avec la mécanisation de l’agriculture, difficilement envisageable ici, et le développement des usines de conserverie » rappelle Georges Birault. Président honoraire du Comité de développement de l’agriculture (CDA), il se penche depuis de nombreuses années sur le passé des terres nourricières insulaires et se préoccupe de leur devenir. « La côte était autrefois un lieu de pâture pour les chevaux des soudiers et des agriculteurs, les moutons et les vaches. Beaucoup de familles avaient une vache qui paissait dans les près mais aussi le long des chemins et sur la dune. Cela correspondait à un besoin économique qui a disparu peu à peu, laissant libre cours à la nature. Comme quoi, lorsque les humains ont le dos tourné, la nature reprend ses droits ! ».

Quelques experts du littoral – de sa gestion, de sa faune, de sa flore, de son évolution… — ont apporté leurs connaissances à Grain de sel pour la rédaction de cet article. Qu’ils en soient ici tous remerciés. Sur ce projet sensible, plusieurs d’entre eux ont préféré apporter leurs lumières sous couvert d’anonymat. Sollicitée par le journal, la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) n’a pas souhaité s’exprimer.

© Manon de Soos

Colonisation rampante

D’après les travaux réalisés dans le cadre du programme de recherche ODySéYeu mené par Nantes Université avec le soutien de la commune de l’île d’Yeu, rien qu’entre les cabanes des Broches et la partie Est de la pointe de la Gournaise, le peuplement de chênes verts a été multiplié par près de 7 en 16 ans : établi en plusieurs îlots, il est passé de près de 900 m2 à plus de 6 000 m2 entre 2006 et 2022, soit à peine 5 % de la surface de ce secteur — ces estimations ont été réalisées à partir de photos aériennes. « Cette expansion risque à terme de provoquer la fermeture du milieu, induisant la disparition de la flore dunaire, des modifications écosystémiques profondes — changement d’habitat — et la mise en place d’un paysage totalement différent. Ce qui serait en contradiction avec les objectifs du Site classé — conservation du paysage — et les objectifs Natura 2000 — préservation de l’habitat naturel et de la faune et de la flore sauvages — » explique Elsa Cariou, ingénieure de recherche, responsable scientifique et technique du programme ODySéYeu. « Après consultation de l’ONF, le griffage du sol qui favoriserait la germination et la recolonisation naturelle du sol par la flore indigène sans trop perturber le milieu, ne serait probablement plus efficace. Une opération de dessouchage devrait être envisagée, après tests, qui aurait un impact violent sur la lande — mise à nu, passage d’engins — dont il faudrait maîtriser les conséquences — risque de repousse d’autres plantes envahissantes telles les ronces. Une autre option possible, moins coûteuse et moins impactante à court terme est le laisser-faire. À long terme, cette option nécessite d’accepter un changement paysager important — futur bois de la Gournaise ? » s’interroge-t-elle. Pour mémoire, le programme de recherche collaboratif ODySéYeu vise à accompagner la commune de l’île d’Yeu face au changement climatique et à la hausse du niveau de la mer. Par ses travaux, il améliore la connaissance et la compréhension du littoral de l’île et éclaire la gestion des espaces côtiers.

Intervenir ou s’abstenir ?

« Tout gestionnaire d’espaces naturels se trouve confronté à des dilemmes quand il y a colonisation d’un milieu » confie l’un deux. Est-ce qu’on laisse faire l’évolution naturelle ou est-ce qu’on intervient pour restaurer le milieu ? That is the question. En plus d’être cornélien, le problème devient shakespearien… En l’occurrence, l’alternative est entre d’une part la préservation d’un paysage ouvert et de plantes rares, protégés dans le cadre du site Natura 2000 et d’autre part, le boisement naturel de la dune grise qui peu à peu se transformerait sans doute en yeuseraie — les chênes verts ont pour autre nom les yeuses. Préserver la biodiversité actuelle ou accepter, même avec tristesse ou nostalgie, que certains habitats et plantes disparaissent ? Un choix est à faire, au profit d’une option et au détriment d’une autre. Face à cette situation, les positions se partagent entre interventionnistes, abstentionnistes et personnes demeurant dans l’expectative.

© Manon de Soos

Favoriser la diversité écologique

Les tenants de l’interventionnisme donnent ici la préférence aux habitats dunaires et à la flore herbacée qui représentent selon eux l’enjeu le plus fort. « Les chênes verts n’ont pas leur place dans le milieu dunaire, qui est un habitat d’intérêt communautaire de type Natura 2000 » affirme l’un d’eux.

Se fondant sur le document d’objectifs du site Natura 2000, qui prévoit la « restauration des secteurs de falaises et dunes dégradés par l’embroussaillement ou l’enfrichement », la municipalité a fait le choix d’éliminer les chênes verts sur les dunes grises et les landes littorales afin de privilégier la biodiversité. Sur la côte noroît, elle procéderait elle-même sur quatre zones : les Roses et la Pulante — de part et d’autre de la route—, le Poiry, la Gournaise et les Broches. Du côté du Caillou blanc et à La Meule, il serait fait appel à un prestataire extérieur.

La Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) a donné son aval au projet, au regard du document d’objectifs du site Natura 2000. Chargé de missions Espèces protégées à la DDTM, Sébastien Sémirat a instruit le dossier pour le compte de l’État. Il explique : « Si on laisse les chênes verts se développer, cela fermera ce site qui présente une richesse biologique très particulière. Il est absolument nécessaire de le laisser ouvert pour maintenir la richesse du milieu et les espèces qui y sont inféodées. Ce projet n’a pas d’incidence, dans la mesure où les travaux se déroulent en dehors de la période de nidification des oiseaux, ce que nous avons préconisé. »

D’autres font part de leur inquiétude quant à la plasticité des dunes. Ces voix font valoir que le bon état écologique des dunes garantit leur adaptation à l’augmentation du niveau de la mer. Si un couvert d’arbres s’y installe, elles risquent de perdre leur dynamique d’adaptation.

Comment limiter l’impact des travaux ?

Pilote du projet, la mairie envisage des modes opératoires qui épargnent le plus possible le milieu dunaire. Les services municipaux chargés du chantier d’élimination de tous les chênes verts poussés sur la côte devraient procéder en hiver, afin de ne pas perturber la période de nidification ni le cycle de reproduction des pelouses dunaires. Ils utiliseraient des tronçonneuses pour couper les branches et une rogneuse (ou dessoucheuse) pour raser les arbres. Cette solution, qui élimine la souche et les racines superficielles (20 à 30 cm de profondeur) en les réduisant en copeaux, serait a priori moins invasive que l’arrachage. Des opérations d’entretien devraient être effectuées par la suite pour maîtriser la repousse. Certains estiment que l’écopâturage pourrait être pratiqué de façon mesurée pour entretenir la dune. Mais compte tenu de la faible surface considérée, la solution nécessiterait d’installer des clôtures mobiles et pourrait être compliquée à mettre en œuvre.

Le bois coupé serait évacué. Un plan de circulation serait établi pour les camions et engins nécessaires aux travaux, avec impossibilité de rouler là où la dune grise n’est pas enfrichée — si quelques plantes récupèrent vite après des perturbations, d’autres mettent une vingtaine d’années à se reconstituer. Dans le même temps, ronces, fougères, ajoncs et baccharis seraient également éliminés. Selon nos informations, la question de tout enlever d’un coup cet hiver sur l’ensemble du linéaire, ou de procéder par touches successives sur plusieurs années ne serait pas encore tranchée — l’impact sur la dune autant que la charge de travail des agents municipaux sont à considérer. Certains experts plaident pour une intervention fine et en douceur. À leurs yeux, tout enlever en 4 mois serait trop brutal et ferait courir le risque que des plantes envahissantes et indésirables promptes à pousser, telles les ronces, prennent le dessus sur la végétation dunaire.

© Manon de Soos

D’autres modes opératoires

À titre de comparaison, dans les espaces naturels sensibles du littoral vendéen, pour lutter contre la fermeture de la dune grise, les jeunes chênes verts sont arrachés à la pince, avec une pelle qui extirpe le tronc et son système racinaire. Les arbres ne repoussent pas après. L’opération se pratique parfois avec une mini-pelle dotée de chenilles en caoutchouc dont la charge au mètre carré est inférieure à celle d’un humain. Seuls les jeunes sujets, de moins de 2 mètres de haut, sont arrachés. Contrainte par les intempéries, la croissance des chênes verts littoraux est lente. Les interventions se font ensuite au regard de la dynamique de colonisation du milieu.

Le commun des mortels pourrait se demander pourquoi recourir à des méthodes radicales plutôt qu’à des solutions plus délicates telles que la taille régulière des arbres et de leurs branches basses pour laisser respirer la flore dunaire et cohabiter avec elle. Les spécialistes lui répondront que si on laisse les chênes verts, ils vont fructifier et se multiplier par semis naturel. Ils changeront également le substrat de la dune, ce qui ne conviendra pas à la flore habituelle, qui serait donc vouée à disparaître.

Dans la mesure où le mode opératoire retenu par la mairie implique un suivi régulier après rognage, et que les chênes verts occupent à l’heure actuelle une surface minime de la dune, pourquoi ne pas se contenter d’y enlever les très jeunes sujets plutôt que supprimer le peuplement dans son entier ? C’est aussi une question que tout un chacun pourrait se poser.

Une autre démarche, qui privilégierait l’observation empirique, consisterait à mener différentes expériences à titre de tests. « Quatre parcelles pourraient faire l’objet d’un traitement différencié : l’une où laisser paître quelques vaches et moutons au printemps, une deuxième avec des chênes aux branches basses élaguées à la main, une troisième avec des arbres dessouchés et une quatrième où on laisse faire la nature » suggère Georges Birault. « Cela permettrait d’observer ce qui repousse et le comportement de la dune » précise-t-il.

Laisser faire la nature

Du côté des abstentionnistes, « laissons faire la nature ! » est un cri du cœur autant qu’une colère raisonnée. Le sentiment prévaut que la nature, c’est l’évolution. On ne peut pas revenir à un état originel — ou supposé tel, le chêne vert étant une espèce immémoriale de l’île — et il serait bien tard pour intervenir. « Il aurait peut-être été concevable de réguler les jeunes pousses de chênes verts il y a 10 ou 15 ans. Mais maintenant, ils existent. Qu’on les laisse vivre ! » s’exclame un expert qui affectionne pourtant lichens et mousses, lis des sables, asperge prostrée, immortelle des dunes, queues de lièvre, alysson maritime ou ophrys araignée, toutes plantes de la dune grise.

« C’est ainsi, la Nature fluctue ». Tirée du livre Les plantes vasculaires de l’île d’Yeu (Les Sèvenelles – 2024) de Claude Bugeon dans sa plus récente édition, cette phrase résume la réalité vivante. Fin observateur et connaisseur de l’île, le naturaliste, peintre, écrivain et poète et, tel qu’il se présente, « philosophe en liberté », écrit : « Sauf pour une mince bande de falaises, les paysages de l’île d’Yeu de 2024 n’ont rien en commun avec ceux de l’enfance de mes grands-parents paternels qui étaient des « Islais », ils changent aussi par les effets du tourisme, et la montée d’une sous-culture uniformisée par l’influence continentale ; ils changent également, et surtout, par l’extension rapide des « Chênes verts » qui n’ont de cesse de reformer la sylve médiévale disparue : le vaste et sombre maquis qui commence à apparaître ici et là, c’est-à-dire une formation végétale dense formée de petits arbres d’au moins 1 à 3 m et à feuillage persistant, ne sera pas propice à la diversité floristique et ornithologique, loin de là, comme le sont de moins en moins aujourd’hui les landes d’Ajonc ».

Certains rappellent que l’enfer est pavé de bonnes intentions et évoquent de façon générale les actions humaines sur la nature justifiées par des arguments rationnels qui se sont avérées contre-productives — la disparition de zones humides n’en est qu’un exemple. En d’autres termes, en paraphrasant Blaise Pascal, la nature a ses raisons que l’humain ne connaît point.

« Maintenir et retrouver la biodiversité de la dune telle qu’elle était il y a 50 ans, voilà bien une volonté humaine de commander à la nature ! » s’exclame Georges Birault. « On pourrait aussi décider de supprimer toutes les huîtres qui se développent à vitesse grand V sur les roches au détriment des algues et d’autres êtres vivants » ajoute-t-il en riant.

Supprimer des arbres au XXIe siècle, et le décider après une succession de canicules, semble à beaucoup une absurdité et suscite l’incompréhension. Un inconnu s’ouvre à nous : sur l’île a-t-on déjà connu 40 °C en juin et déjà vu des lilas, des acacias et des pruneliers en fleurs en septembre ? Les chênes verts aiment la chaleur, la lumière et les lieux secs — on les trouve sur tout le pourtour méditerranéen. Leur migration sur la dune grise répondrait-elle à un phénomène d’adaptation dont la compréhension nous échappe ? « Le Monde va, et si le sens existe, il nous est caché, personnellement je pense que le Monde n’a pas de sens parce qu’il est le sens » écrit Claude Bugeon (opus cité plus haut).

© Manon de Soos

Des interrogations en suspens

Ce projet en laisse plus d’un perplexes et soulève nombre d’interrogations, en particulier dans le contexte du dérèglement climatique — augmentation des températures moyennes et des événements extrêmes, tempêtes, vagues de chaleur, sècheresse, etc.

— Si l’enlèvement des chênes verts est une option prévue dans le document d’objectifs du site Natura 2000 « Côtes rocheuses, dunes, landes et marais de l’île d’Yeu », et dispose ainsi d’un cadre juridique, sur quelle étude se fonde-t-il aujourd’hui ?

— Est-il cohérent d’intervenir sur une partie du littoral avant d’avoir défini une stratégie de gestion du trait de côte ?

— Le fait que les petits passereaux qui nichent dans les chênes verts soient des espèces communes justifie-t-il qu’on leur ôte un habitat ? Sur le long terme, de vieux chênes sur la côte pourraient-ils être attractifs pour des chauves-souris et cela présenterait-il un intérêt ?

— Quel est la contribution du chêne vert au stockage de carbone comparé à celui de la flore herbacée de la dune ?

— Ses ombrages ne seraient-ils pas appréciables lors des vagues de chaleur ?

— Ne constituerait-il pas une barrière protectrice contre les vents violents et le sel des embruns du fait de sa densité et de son feuillage persistant ?

— Le fait que les chênes verts repoussent après les incendies a-t-il été pris en considération ?

— Avec son système racinaire pivotant qui atteint parfois 10 m de profondeur, serait-il efficace pour fixer la dune grise ? D’autant que sur son site internet, l’ONF indique : « On plante parfois le chêne vert pour stabiliser les dunes, car ses rejets de souche sont vigoureux ».

— D’un point de vue écologique, la priorité des priorités n’est-elle pas à accorder à l’élimination des plantes envahissantes introduites par des mains humaines, telles les baccharis, les herbes de la pampa, les yuka ou les griffes de sorcière, ou y-a-t’il urgence à éliminer une espèce locale présente depuis des siècles ?

— Ne serait-il pas intéressant d’étudier la végétation qui pousse sur les dunes en bordure du désert pour en tirer enseignement ?

— Élaboré à partir de 2005, arrêté en 2014, le document d’objectifs du site Natura 2000 « Côtes rocheuses, dunes, landes et marais de l’île d’Yeu » s’inscrit dans le cadre de la directive européenne dite Habitats-Faune-Flore visant la conservation des habitats naturels et de la faune et de la flore sauvages, parue en 1992. Époque où le contexte environnemental et les préoccupations écologiques différaient de celles d’aujourd’hui, davantage marquées par les perturbations du dérèglement climatique — quand bien même celui-ci a été annoncé il y a plus d’un quart de siècle par les scientifiques. Sans écarter d’un revers de main la préservation ou la restauration des espaces naturels et de la biodiversité — facteurs de résilience — d’autres priorités et d’autres paramètres ne sont-ils pas aussi à mettre en balance à l’heure des choix de gestion des milieux naturels ? Ne gagnerait-on pas, dans une démarche de précaution, à élargir le champ de vision et de réflexion, pour agir de la façon la plus éclairée possible ? En tout état de cause, la révision du document d’objectifs du site Natura 2000 mériterait d’être inscrite à l’agenda de la municipalité — il est recommandé d’en mener une tous les 10 ans — parallèlement à celle du Plan local d’urbanisme (PLU), afin d’avoir une réflexion globale sur toutes les zones boisées et enfrichées de l’île d’Yeu, dunes incluses.

— Enfin, quelles raisons poussent-elles à refuser que le paysage de la dune se modifie du fait de la nature elle-même et à accepter par ailleurs qu’il change du fait des humains, qui y laissent la trace de leurs cheminements et de leurs piétinements — promeneurs avec ou sans la compagnie de leur chien, randonneurs, coureurs, trailers, pique-niqueurs sur les tables installées en bord de côte… ?

Le temps n’est-il pas venu de cesser d’appliquer le terme patrimoine* à ce que l’humain ne possède pas, de nous ôter de la tête la notion de patrimoine naturel sur lequel on peut intervenir en seigneurs et maîtres ? De respecter la logique propre de la nature ? D’être à son écoute et de composer avec elle ?

« Nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ». Descartes, quand tu nous tiens…

Monik Malissard

* du latin patrimonium, bien de famille hérité du père

Quelques experts du littoral – de sa gestion, de sa faune, de sa flore, de son évolution… — ont apporté leurs connaissances à Grain de sel pour la rédaction de cet article. Qu’ils en soient ici tous remerciés. Sur ce projet sensible, plusieurs d’entre eux ont préféré apporter leurs lumières sous couvert d’anonymat. Sollicitée par le journal, la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) n’a pas souhaité s’exprimer.

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Douay
10/10/2026 12:52 pm

Dilemme de spécialistes.. mais côté Avenue des Champs Ilaiséens, la Pierre Henry que n’empruntent guère à pied avec valise et/ou poussette, ni Georges ni Monik, ni tous les maires s’étant succédés depuis plus d’un demi siècle : À l’OUEST RIEN DE NOUVEAU ! Mais encore faudrait-il reconsidérer l’usage de la… Lire la suite »

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Daniel
inbound4523343156209371551
Distry
10/10/2026 2:33 pm

Merci d’ouvrir largement les différentes analyses . L´homme peut maîtriser la nature mais pas la changer !

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Pscl
Dupont
10/10/2026 3:56 pm

après avoir prôner l’éradication des ajoncs, voilà que c’est le tour des chênes verts. Je suis stupéfaite en lisant cet article de ne pas y trouver les avis des deux éleveurs de l’île qui connaissent le terrain comme personne que ce soit en espèces, en biodiversité et observent depuis des… Lire la suite »

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Moisette
saurey
10/10/2026 10:44 pm

Passionnant . Cela fait plusieurs années que je remarque cet envahissement. Il y a d’autres endroits ou cela paraît dommageable, par exemple entrela meule et les Soux, bientôt cela donnera la meme foret triste que celle du fort.

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sabine
Gonse
13/10/2026 11:00 am

Article très intéressant qui présente une question dans sa globalité et résiste à une simplification toujours dangereuse. Cela permet de comprendre que le sujet est complexe et qu’il demande de la réflexion et donc du temps. Merci.

Prénom
Bettina