Poèmes printaniers

sur le pêcher


à peine écloses


trois ailes de coquillage roses


nées avec la rosée

l’haleine blanche du champ au pied du soir


songe du fond des temps


bruine de contes envolés

le prunelier s’éveille à la blancheur des ballerines


nuage de mousseline brodé de perles fines

au seuil de la transparence


un iris


irréel


pétales en adoration.


de sa croix pulpeuse rayonne un frisson de neige

Monik Malissard

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