Poèmes printaniers

Crédit photo : Luna Troizel

le jour s’éteint


l’ouest vibre de lueurs étamées


ciel et mer talochés au fer-blanc


reflets de vieille argenterie dans le sillage du soleil englouti

Mon amour de figuier couronne ses branches d’un toupet de feuilles en plumes d’Indien plus vertes que laitue. Agrippés à l’écorce cirée, ses fruits tètent avec avidité. D’un jour à l’autre, ils gonflent d’un dixième de millimètre. Aujourd’hui de la taille d’une groseille, ils s’envoleront bientôt comme montgolfière si rien ne vient entraver leur croissance. Vol sucré en perspective avec vue plongeante sur le jardin. Penser à emporter mon bonnet, il fait souvent plus frisquet à hauteur de sommets.

Monik Malissard

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