sur l’opulence de son jupon vert
un piqué de bleu électrique, de mauve et de violet
complice des agapanthes au regard limpide tourné vers les immensités invisibles,
l’hortensia tire ses feux d’artifice
retour dans la nuit
premier soir de juillet
trois lumignons rouges de promeneurs silencieux s’effacent dans le noir
l’ombre à peine esquissée d’un chat s’échappe du chemin
un halo bleu doux plus gros que le ventre entoure la demi-lune en route vers sa rondeur
une branche de tamaris se penche
fleurs à la renverse
mobile de libellules mauves
dentelle dans le couchant
le ciel s’est terni
l’océan s’est tapi
sous une couverture mousse et de gris
dans le soir lisse et mat se trame un lendemain de pluie
Monik Malissard
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